Forme de société pour un freelance : comparaison
Actuellement, le freelancing est une source de revenu décente pour les personnes qui ne veulent pas du salariat. Selon le site Glassdoor, en Mai 2022, un Freelanceur gagne en moyenne entre 29 751 € à 109 828 € par an. Cette fourchette varie essentiellement en fonction du statut du travailleur indépendant. En effet, on distingue deux sortes de freelances : ceux qui sont informels et ceux qui ont un statut légal.
Saviez-vous qu’il existe trois possibilités de formes de société pour un freelance ? Un travailleur indépendant a trois éventails de choix pour son entreprise : l’EIRL, EURL et SASU. Cet article décortique les points à savoir sur les types de société qui s’offrent aux personnes travaillant pour son propre compte, ainsi que les avantages et inconvénients pour chaque forme de société pour un freelance.
Première forme de société pour un freelance : Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée (EIRL)
Il s’agit d’une entreprise individuelle. Elle prend cependant une forme sociale. Il n’y aura qu’un seul associé, à savoir la personne du freelance.
Synthèse de ce qu’il faut savoir pour les EIRL
L’EIRL est un type de société qui s’offre à une personne qui veut formaliser son activité. Ce genre d’entreprise permet de séparer les actifs personnels du patrimoine professionnel. Le propriétaire de l’EIRL a, à cet effet, deux obligations :
- Tenir une comptabilité simplifiée
- Ouvrir un compte bancaire dédié exclusivement à son activité professionnelle.
Mais qu’en est-il des impôts ?
En principe, ce sont les bénéfices de l’exercice qui sont imposés pour ce genre d’entreprise.
Les avantages d’opter pour une forme EIRL
- Les biens personnels du dirigeant sont sécurisés face aux éventuelles pertes de l’entreprise.
- Les procédures sont simples et moins chères en cas de cession de l’activité.
- Le propriétaire bénéficie d’une affiliation au régime sociale indépendant.
Les inconvénients pour la société EIRL :
- La nature de statut limite la crédibilité de l’entreprise en matière de partenariat. La recherche de financement est plus difficile.
- Les EIRL ne peuvent pas bénéficier des réductions d’impôts.
- La structure unipersonnelle peut être un frein pour l’entreprise dans le cadre de développement des activités à travers l’augmentation des associés.
Deuxième forme de société pour un freelance :Entrepreneur Unipersonnel à Responsabilité Limitée (e)
Connaissez-vous la SARL (Société à Responsabilité Limitée) ? L’EURL est la version de la SARL avec un associé unique. Comme toute autre société, elle présente aussi ses propres avantages et inconvénients.
Ce qu’il faut savoir sur les EURL
Caractérisée par une gérance unique, l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée permet à son propriétaire d’avoir toutes les mains mises sur son activité. Le dirigeant est, en effet, contraint à deux responsabilités capitales :
- Formaliser un statut qui décrit les différentes procédures et stratégies appliquées pour l’entité
- Assurer la gestion comptable des opérations financières
En matière d’imposition, qu’en est-il ?
L’impôt d’une EURL est assis sur le profit généré par l’exercice.
Les avantages d’opter pour une forme EURL
- Les biens personnels sont sécurisés en raison de la gestion séparée du patrimoine privé et des actifs de la société.
- Une affiliation au régime social indépendant
- Une imposition directe à l’IRPP
Les inconvénients d’une société EURL :
- Les procédures de cession sont complexes et coûtent cher.
- La création de la société est fastidieuse en raison des différents processus et du coût, à savoir les budgétisations, les préparations de dossiers et les honoraires y afférents.
Troisième forme de société pour un freelance: la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU)
Il s’agit d’un type de société récent, benjamine de la législation. Comme son nom l’indique, tout a été fait pour simplifier la procédure de fonctionnement, parfois au désavantage d’autres inconvénients.
Ce qu’il faut savoir pour les (SASU)
En tant qu’associer, l’unique le dirigeant pour cette forme d’entité a le pouvoir sur deux volets :
- Définir les règles pour l’organisation de son entité
- Fixer le montant de capital social pour le passif de son bilan.
Les avantages d’opter pour une forme (SASU)
- Les actifs personnels sont à l’abri face aux difficultés éventuelles de l’entreprise
- L’associer l’unique peut bénéficier d’un allègement en matière de règle de fonctionnement.
- Une affiliation au régime social
Les inconvénients pour la société (SASU)
- La création de la SASU est compliquée puisque les points suivants sont indispensables : l’élaboration de budget prévisionnel, l’annonce légale, le paiement des frais de greffe ainsi que les honoraires de professionnelle
- Les frais à payer en cas de cession de l’activité sont coûteux.
- Obligation d’établissement de bulletin de paie, pour le cas de dirigeant rémunéré.

